
Quelques aurores boréales lascives
Aux ondoiements diaprés
Roulent sous les paupières closes
Dans l’indécision du matin
Clarté encore en instance
Les griffes du sommeil
Demeurent plantées profond
Sur le rivage de draps blancs
Où s’échouent des songes épars
Remontés des profondeurs turbides du silence
Méduses affolées
Dérivant dans les remous vagues
Du petit jour livide
Ce n’est encore que cela
Un à peine
De paroles confuses en souffrance
Mêlées aux murmures faiblissants
Des rêves en agonie
Semblant d’éveil
Dans la confusion des soupirs
Faire surface
Cligner des yeux
De nouveau
Reconquérir l’aube
Forcer le dôme de brouillard
Rien de plus
Mais rien de moins
Et peut-être ensuite
D’un trait de plume
Sur le papier impatient
Tracer le sillage calme
D’un chant ininterrompu
Juste cela
Déchirer l’automne
Aux léthargies blêmes
Rien de plus peut-être
Mais
Tout de même
Rien de moins
(décembre 2002)




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