A l’assaut!
Blogue, blogue pas. Déblogue beaucoup, parce que la plume ayant avec force démangé il a fallu se lancer à corps perdu dans l’écriture d’une nouvelle qui dormait dans les tréfonds de l’inconscient d’un auteur assoupi.
Il en va parfois de l’inspiration comme de certains rêves récurents. On les oublie vite, mais ils sont en embuscade et reviennent à la première occasion. Cette histoire-ci, elle a mis plusieurs mois à se mettre en place, sans y penser, pièce après pièce, puzzle qui d’un coup s’est assemblé. Ses prémices étaient une idée fixe qui n’avait pas pu aboutir, il manquait un élément dans les rouages pour la mettre en branle, jusqu’au moment où j’ai entamé une page qui n’avait rien à voir. Vraiment? Le passage rédigé, il s’en est imposé un autre pour le précéder, et une dernière partie pour aller au bout de la logique du tout. Il reste encore des trous, la croissance du texte se fait en rajoutant des branches, sans linéarité, à mesure que les impératifs d’en rajouter une couche se dévoilent.
Naturellement le processus mène plus loin que prévu, j’étais parti pour faire pousser un buisson et ça devient un arbrisseau, pas content de faire aussi long et tout à la fois pas mécontent. De toute façon il y aura de la retaille, parce qu’il y a des redites, du superflu, de l’imprécis et de l’obscur. Se répéter dans un premier jet, quand on travaille d’arrache-pied et qu’on n’a pas trop le temps de s’attarder sur une version imprimée, c’est sans importance. Les réitérations, certes coupables dans un tapuscrit définitif, ça sert de pense-bête, et puis ça prouve qu’au moins, jour après jour, on ne perd pas le fil.
Ce texte, il m’a sauté dessus lundi soir, et depuis je ne prends pas trop le temps de penser à venir me promener ici. Je n’ai qu’une préoccupation, le mener au point final sans funestes interruptions. Tout ce que je peux en révéler, c’est qu’il est un développement (parallèle et lointain) d’Arithmétique des Limbes. Ma foi, ça tombe bien, je désirais explorer les pistes qui m’avaient mené jusqu’à cette nouvelle. Restera ensuite à explorer celles qui en partent.
Alors, jusqu’à la conclusion de ce petit opus, l’auteur ne bloguera pas. Question de priorité. Et puis il faut se concenter sur une chose à la fois. Le blogue, c’est le repos du guerrier, en somme. Et ce n’est pas pour tout de suite. Mais pour très bientôt. J’y compte bien.



Je ne sais pas jusqu’où être comparé à Balzac peut être un compliment, mais ce que je sais, c’est que l’auteur de La Cousine Bette procédait ainsi : d’un tronc, il faisait pousser des branches, puis des branchioles, puis des feuilles au bout des-dites. Bon courage, et oui, la nouvelle EST la priorité et le blog, le repos (actif) du guerrier – très bien dit.
Bonne écriture, Jean-Christophe ;)