(sic)
Il faut peut-être avoir, non pas le courage, mais plutôt la douce folie de revenir à l’exaltante simplicité de la feuille et du crayon. Se réapproprier la lenteur de l’écrit et se départir de l’illusion de vitesse qu’apporte l’usage du clavier, qui pousse à la précipitation.
Ecrire, partout où le besoin s’en fait sentir, partout où c’est possible, à quelque moment que ce soit: forcément à la main, en conclusion inévitable. Le seul inconfort sera sans doute qu’il n’y aura plus à disposition le copier-coller souvent si pratique
Même pour le blog ? Oui, même là. Ces quelques lignes ont d’ailleurs connu une genèse manuscrite.
Curieux retour en arrière, à moins que ce ne soit un bond en avant. Délaisser la quantité au profit de la qualité, c’est ce que j’espère ainsi.
Il me reste, parmi d’autres, un grand effort à faire: c’est que parfois je me trouve proprement illisible. La main hélas ne connaît pas les polices de caractères.

