Sur les pas d’Antò (dans la vase)

2008 juillet 18
by Jean-Christophe Heckers

Note préliminaire: actuellement je ne sais pas du tout à quoi peut ressembler ce blog chez vous. La faute en incombe au filtrage par mon employeur de nombreux sites, avec l’affichage de la mention suivante:
Votre requ�te a �t� bloqu�e car ce site est cat�goris� dans “Sites de Social Networking et sites personnels”
Ce qui me permet de ne plus accéder à DeviantArt (mais Flickr, oui), et surtout de ne plus accéder à WordPress, même si je peux encore m’occuper ici de mes oignons (mais pour combien de temps encore, mystère). Avec seulement une restriction d’affichage (c’est brut, je n’ai plus qu’une seule colonne, bref c’est très moche) et l’impossibilité d’éditer correctement mes “articles”. Donc je ne sais pas quelle gueule aura cette page. Une sale gueule, j’en suis sûr. Je verrai plus tard si je peux sauver la situation…

En chemin, j’ai l’impression d’avoir perdu un paragraphe. Où a-t-il pu passer? J’ai beau brasser les feuillets, il ne réapparaît pas. Dommage. Je me concentre de nouveau sur les infâmes gribouillis de la veille. Me dirait-on que c’est une nouvelle forme de sténographie que j’acquiescerais volontiers. Je suis illisible. Pire: illisible sur trois pages.

Une main s’empare subitement de mes manuscrits.

«C’est ça tes notes? Pour moi ça ressemble plutôt à du Traité de philosophie politique volume 1. On ne t’a jamais appris à schématiser? Et puis c’est quoi ces trucs? Tu es sûr que ça va te servir? Tout ce blabla?

–Dis-moi, Priscilla, tu n’es pas censée vadrouiller chez les Ouzbeks?

–Annulé.»

Tiens donc. Je parie qu’elle a renoncé quand on lui a appris qu’il n’y avait pas de piscine à l’hôtel.

«Tu veux lire? Fais-je doucement, sachant que de toute façon elle est là pour ça.

–Bien sûr! Mais on dirait que tu n’as pas suivi mes recommandations.

–J’aimais trop mon début. Pas tout dans le début, mais commencer par un paysage ça me plaisait plus que des considérations sur le trépas d’une ordure.»

Moue dégoûtée.

«J’espère quand même que tu ne perds pas de temps à tout reprendre encore une fois. Si?

–Si. Tu vois, il y a quand même des changements. Là et là surtout.

–C’est vrai que c’est mieux. Mais il ne te reste plus que… ben dix jours et quatorze heures. Te connaissant je crois que ce sera un peu juste. Mais il n’y aura pas de délai supplémentaire.»

Je grince des dents. Le jour où il m’a pris de laisser une Priscilla intervenir dans mes petits délires devrait être maudit. Peut-être devrais-je consulter un psychiatre. Quoique ce ne soit pas si opportun que ça: après tout, elle n’existe jamais qu’ici, le reste du temps je suis tranquille.

Comme elle a rendez-vous avec un mec hyper-canon mais aussi fictif qu’elle, elle ne s’attarde pas. Je promets de faire mon possible pour avoir fait mon devoir dans le temps imparti et après qu’elle se soit éclipsée j’égrène quelques réflexions de bon aloi.

En écrivant un roman qui ne se situe pas dans une période déterminée mais flotte dans des temps vagues, dans un monde imaginaire mais pas trop, je dois faire attention à ce que j’écris. Il y a des erreurs à ne surtout pas commettre. Ainsi, «à quelques mètres» est à proscrire. Comme «en quelques minutes». Les unités de mesure auront à être examinées lorsqu’il le faudra: j’aurais sans doute à en utiliser d’un peu archaïques. Les livres existent, ce qui doit signifier que l’imprimerie, ou méthode approchante, a été inventée. Même si resteront privilégiés les volumes en parchemin, péniblement recopiés à la plume de coucou, On connaît le fusil, donc la poudre, donc je peux imaginer qu’il y a des canons. Pour la nourriture, y aura-t-il pommes de terre, tomates? Non. Car nul Nouveau Monde n’a encore été découvert d’où on pourrait les rapporter.

Ce sont les moindres difficultés. Si je m’interroge sur les aspects socio-culturels, ça devient problématique. Quel est vraiment le système politique? On dirait une monarchie, donc il y a de la noblesse. Dois-je faire corréler les titres avec ceux que nous connaissons? Jouer avec des barons, comtes, ducs? Ou inventer un autre ordre, avec des désignations et des privilèges différents? Le domaine religieux est tout aussi délicat. C’est une manière de paganisme très dégradé, dont les dieux sont quasiment absents. La Forêt est à vrai dire la seule «déité» encore présente (et surtout, elle est réelle). Les temples sont occupés essentiellement par des voyantes, la plupart fausses. Autant dire que le religieux est affadi à l’extrême, ce qui m’arrange bien. Passons sur les coutumes, les moeurs du bon peuple, dont je ne me suis pas franchement préoccupé.

Venons-en à l’aspect «géographique». Pour la Cité (autrement dit la capitale, dont on prononce peu le nom pour des raisons seront dévoilées à un moment ou un autre), elle ressemble à un mélange de deux villes existantes, dont l’une est encore circonscrite dans un espace délimité depuis l’antiquité. D’autres lieux seront à inventer. Les souvenirs serviront là aussi: ainsi le Castel de Nelsian, à peine évoqué dans la première partie, a-t-il quelque chose à voir avec une certaine forteresse catalane. Je me débats actuellement avec un delta, en me posant des questions idiotes que je préfère ne pas rapporter ici (on se moquerait de moi). Quant à la végétation, diable, ça risque de ressembler à n’importe quoi si je n’y prends garde, et j’ai intérêt à la rendre compatible avec le climat choisi (plutôt méditerranéen).

Enfin, l’intrusion du surnaturel, ou du moins d’une certaine forme de surnaturel, méritera quelques égards. Dans la première partie, il était polarisé sur la Forêt et les Prophéties. C’était un minimum. Je n’irai pas beaucoup plus loin (hormis en introduisant un élément essentiel nouveau: le Chant), et il n’est pas question de faire pulluler les sorciers, ni de faire surgir des couvées de dragons. Sobriété il y avait, sobriété il y aura. La règle est de ne pas multiplier les singularités de cette histoire sans nécessité: mieux vaut garder les seuls éléments déjà en place, car en rajouter serait au mieux inutile, au pire néfaste. Le tout est de bien ficeler les rapports entre Forêt, Prophéties et Chant, déterminants dans mon récit. Et d’en faire dépendre à la fois le comportement de mes personnages et le déroulement de l’histoire, dont la conclusion provisoire m’est connue depuis longtemps (certes pas encore écrite, et même pas schématisée dans mes notes, pourvu que je n’aie pas d’amnésie subite!).

Souhaiterais-je être aussi exhaustif que possible dans l’élaboration de mon «univers», que je me poserais encore bien des questions et que je me tracasserais à tout bout de champ. Mon terrain de jeu étant restreint (lieux, personnages, éléments surnaturels), je peux faire l’impasse sur bien des problèmes qui autrement m’handicaperaient beaucoup. N’empêche qu’au fil de la rédaction, je suis obligé de me demander «Et si?…» ou «Mais comment?… », «Pourquoi donc?… » et autres impertinences. Ce qui va sans dire va parfois encore mieux en le disant. Mais je me laisse surprendre: contrairement à d’autres je ne préfabrique pas mon univers, je ne me constitue pas un cadre défini dans lequel je pourrai mener mon histoire, mais le construis morceau après morceau selon les besoins. On dira que ce n’est pas une bonne méthode. Tant pis. Je n’ai que celle-ci.

Soyons ludique, maintenant. Parfois, les requêtes traitées par les moteurs de recherche tombent chez moi. Aujourd’hui, j’ai décidé de traiter des plus récentes. Deux au moins m’interpellent, autant saisir l’occasion.

quel moment mettre parenthèse + écritu

Passons.

plus belle symphonies shostakovitch

Très difficile. Sur le plan formel, ce serait la dixième. Sur le plan émotionnel, la huitième. J’adore aussi la quatrième. Ajoutons la sixième (dont il faudrait que je cause un peu, une autre fois). La cinquième? Oui, c’est aussi un sommet, mais j’avoue y être moins attaché. La quatorzième est également admirable. La quinzième aussi, mais il vaut mieux avoir digéré le reste pour en retirer toute la saveur. Bref, je ne réponds pas à la question, peu importe.

solange : absorbe l’amour

Ah?

gays branlent poilus

Pas ici. Surtout pas. D’abord les cochonneries n’ont rien à faire dans le coin. Je me demande quand même comment une telle requête a pu mener ici. Mystère et boule de gomme.

les 900 journées de léningrad leone

Ah! Je me souviens de la description de ce qu’aurait été l’introduction du film s’il avait été tourné. Le projet devait être repris mais on dirait bien que c’est tombé à l’eau. Le fiston à Sergio Leone devait s’y coller, d’après ce qu’on disait il y a quelques années. Mais depuis, rien.


golem eaux

???

décolleté plongeant

Je demanderai à Priscilla de s’habiller plus décemment.

louis bain ship

?

les modéles d’armes de poing sportive c

Outre la faute d’orthographe, je ne me sens pas du tout concerné.


meilleure version symphonie 8 mahler

La vache, encore une colle! Etant donné que ce n’est vraiment pas ma préférée, je serais mal avisé de donner mon avis. Je possède toutefois un enregistrement pas cher et très bien, paru chez Sony, sous la baguette de Michael Gielen avec l’orchestre de l’opéra de Francfort.


au secours nymphomane

Je compatis.

silouhette bebe

Mais encore?

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