Nous avons appris la mort d’Arthur C. Clarke . Un grand. Un des plus grands. Sans lui la SF ne serait pas ce qu’elle est, le cinéma n’aurait jamais eu droit à ce chef d’œuvre qu’est 2001, et pour ma part je ne me serais jamais acharné à écrire sans la lecture de ce monstre sacré (au début, j’avais deux dieux: Clarke et Asimov). On pourra l’accuser de m’avoir mis sur une orbite SF. Une orbite géostationnaire, forcément.
De lui, je conserve précieusement le Livre d’Or qui lui avait été consacré, et le recueil Le Vent venu du Soleil (Press Pocket pour les deux). Mais je n’ai pas touché aux romans depuis de longues années. Un tort. Mais je préfère ses nouvelles - on ne corrige pas ses goûts, le genre “court” me poursuivra tout le temps.
Clarke restera irremplaçable et tant mieux. Son œuvre marquera encore bien des générations. Du moins je veux l’espérer. Avec sa disparition un chapitre vient de se clore, mais nous ne manquerons pas de revenir le feuilleter et nous y attarder. L’oeuvre est colossale : la jeune garde n’a qu’à bien se tenir, pour lui arriver à la cheville il faudra vraiment s’accrocher…

J’ai commencé à reprendre le recueil Presque Rien. Parfois, on ne devrait absolument pas mettre le nez dans son tapuscrit. J’ai repéré de bien malheureuses formulations et me suis mis en devoir de corriger tout ça. C’est tout de même malheureux de se rendre compte si tardivement qu’il y a des choses qui ne vont pas (coquilles et autres fautes, mais surtout répétitions et autres plus graves défauts). J’avais fait relecture de l’ouvrage il y a quelques semaines, et rien ne m’avait sauté aux yeux. Du moins pas autant. Alors de deux choses l’une. Soit la fatigue permet un regard plus critique (on s’arrête plus facilement sur une phrase mal fichue), soit je vois des défauts où il n’y en a pas. Pas besoin de faire les paris: c’est la première solution qui est la bonne…
Il me faut avouer aussi que les fichiers pdf téléchargeables me causent quelques soucis. Il y a des changements de police intempestifs ici et là. Un paragraphe qui n’est plus justifié. Et autres vétilles. Pourtant j’avais fait très attention. Pas assez. La prochaine révision sera plus attentive. Quoique. De petits défauts, ça a aussi son charme…

Je voulais causer du Salon du Livre, arpenté samedi, mais le temps me manque. Oui. Hélas! J’ai entraperçu Amélie Nothomb (identifiée grâce à l’attroupement, les caméras, et le haut de son épouvantable chapeau qui dépassait de cette marée humaine), Maître Geluck ne fut pas loin à un autre moment. Mais l’essentiel aura été cette merveilleuse rencontre avec les autres membres de Cocyclics. Il en manquait à l’appel, mais que voulez-vous…
Je n’aurai pas été hanter le stand des éditions Le Manuscrit en secouant mes chaînes, mais j’ai fait causette avec un ou deux éditeurs d’ici et là-bas, des éditeurs ouverts même aux recueils de nouvelles (ce qui m’a donné un léger espoir).
Le lendemain, c’est avec ravissement que j’ai fait la connaissance de Nathalie Salvi, dont je reparlerai du Sortie de Route (éditions Griffes d’Encre) que j’ai déjà dévoré. Mais trop vite, il va falloir que je le relise en modérant ma vitesse. Est-ce que c’est bien la peine que je précise que j’ai adoré?

Et à part ça, j’aurais bien besoin de dormir. Qu’on me pardonne un aussi trivial objectif. Mais… Ah! rejoindre l’oreiller! Il n’y a que ça de vrai…

Exercice d’hypnose : convaincre un fruit qu’il est la réincarnation d’Isaac Newton.
Attention! L’exercice ne fonctionne pas avec une fraise des bois.




0 Réponses vers “Corriger! Corriger!”
Laisser un commentaire