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mar
08

Le Salon! le Salon!

 

doute

Si je l’entarte, ça risquerait de ne pas être bon pour mes projets d’édition…

 

Bon, demain c’est Salon du Livre de Paris, et j’éviterai ou non d’aller embêter Martine L. sur le stand des éditions Manuscrits.com, car tout dépendra de mon humeur.

L’aurai-je joueuse que je lui tomberai sur le paletot sans hésiter, jouant les innocents (pourvu qu’elle ne se rappelle pas ma tête) jusqu’au moment où je pourrai sortir deux pièces à conviction (la plaquette et le contrat). Il m’amuserait fort de la confronter à ces deux documents dont la divergence manifeste devrait la plonger dans l’embarras, si elle était un tantinet honnête (mais pour savoir si elle l’est, il faudra tenter l’expérience).

Si en revanche je devais passer une trop mauvaise nuit, emplie de cauchemars dans lesquels je verrais s’enfoncer dans les profondeurs insondables d’un océan trouble une cargaison de mes ouvrages malencontreusement tombée d’un porte-conteneurs battant pavillon de complaisance, je ferais tout pour éviter le stand où ladite Martine fera le pied de grue en s’efforçant de rabattre vers elle la marée d’auteurs désespérés qui hantent ce genre de foire culturelle.

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L’an dernier, je m’étais égayé de-ci de-là, pour ressortir guère convaincu de la nécessité de me fatiguer les gambettes à arpenter les allées. Ce n’était guère, en fin de compte, qu’une vaste librairie dans laquelle de toute manière je ne trouvais pas mon bonheur (que je ne cherchais d’ailleurs pas vraiment). Quelques éditeurs de poésie tentèrent de m’amadouer, laissant entendre qu’une participation aux frais de publication était inévitable pour faire connaître ses vers à la France émerveillée. D’autres «éditeurs» comme Publibook vantèrent leur efficacité, leur savoir-faire, et touchez donc ce bel ouvrage, pour paraître chez nous il ne vous en coûtera que la modique somme de tant d’euros que vous récupérerez lorsque vous aurez écoulé ce modeste nombre d’ouvrages. (Ben tiens!) Un groupuscule d’auto-édités retint mon attention, mais je n’étais pas prêt (et ne le suis toujours pas) à me lancer dans une telle aventure. D’autant que si le livre est mauvais, on ne le saura qu’en constatant la navrante constance du volume d’ouvrages entreposés dans un coin, quoique promenés de petit salon en petit salon pour tenter de les vendre aux plus curieux des lecteurs.

Le Manuscrit n’était alors pas présent. Je l’avais encore mauvaise, je leur serais tombé dessus à bras raccourcis en clamant alentours qu’il règne une drôle d’odeur à la proximité du stand. Cette année, ils ont décidé de ne pas laisser à d’autres une part de gâteau vite avalée en ce genre de circonstance. Car un salon du livre fourmille d’auteurs venus sonder le monde de l’édition dans l’espoir de glaner des informations capitales qui leur permettront de faire sortir leur bouquin sous de bonnes conditions. Et se rendant compte que les chances sont plus minces que ça, ils tombent tout droit chez des marchands de mirages qui vous font signer un contrat à la con dont ils ne mesureront que trop tard la funeste portée. Ce que je fis, d’ailleurs, trop peu averti de ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Désormais, j’ai pris le parti de rechercher, si possible, un véritable éditeur, même modeste, même tout petit. Pas un simple publieur. Non, un éditeur, de l’espèce qui sélectionne les manuscrits, et sait en refuser beaucoup (trop, forcément, du point de vue des auteurs) pour retenir celui qu’il sait pouvoir défendre.

Il y aurait bien sûr cette nouvelle voie qui s’ouvre, celle des e-books, auxquels sera consacré tout un espace. J’irai faire un tour, pour voir. Mais je ne suis pas convaincu. Le côté pratique est évident. Mais la dématérialisation du livre me pose toujours un problème, bien que j’aie dû m’y résoudre en optant pour une diffusion (gratuite, d’ailleurs, alors ne vous gênez pas pour télécharger mes machins, si ça vous dit) sur Alexandrie Online, dont le prix 2008 vient d’être proclamé (avec rien que du bon, mais si, mais si). J’ai encore besoin de tenir entre les mains un volume, qui a fait l’objet de toutes les attentions. D’autant que l’objet est pérenne, ce qui n’est pas évident pour un support informatique. Un vrai livre est assuré de tenir le coup au moins cinquante ans. Mais un e-book? Alors je n’y pense même pas.

 

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Mais foin de considérations inutiles.

Si l’édition précédente m’avait laissé sceptique (qu’avais-je été faire là?), cette année, l’événement aura une saveur spéciale, car de virtuel le collectif Cocyclics va se faire réel. Je risque donc de bien moins m’intéresser à tout ce grouillement d’éditeurs avides. D’ailleurs, je suis impatient d’être à demain. Enfin, j’ai une excellente raison de me ruer au Salon. Il fallait bien ça, cette année, pour que j’aie envie de m’y rendre! Et le reste, tous ces stands auprès desquels on passe, la mort dans l’âme parce qu’on sait qu’on ne sera pas édité par cette maison, par celle-là non plus, et puis Galligrasseuil ne rêvons pas… ma foi, pour tout dire, tout ça, je crois bien que je m’en fiche… Pour moi ce sera avant tout le Salon Cocyclics, en somme!

 

 

 

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Et dimanche, salon de Chambourcy : modeste, certes, mais il y aura du beau monde… Là aussi je suis impatient d’y être. Ce que j’ai aussi déjà dit dans le précédent billet. Il doit y avoir une bonne raison pour que je me répète. L’impatience, sans doute, l’impatience…

 

oh

Martine vous ayant pris jusqu’à la chemise aimerait bien aller plus loin. Mais à quoi bon? On en voit déjà assez!


2 Réponses vers “Le Salon! le Salon!”


  1. 1 Nad Mardi 18 mars 2008 à 7:33

    “…je ferais tout pour éviter le stand où ladite Martine fera le pied de grue en s’efforçant de rabattre vers elle la marée d’auteurs désespérés qui hantent ce genre de foire culturelle.”

    Curieusement je suis auteure chez Manuscrit (aussi) et je ne me reconnais pas dans votre description, je pense même pouvoir affirmer que je suis une personne souriante, aimable et heureuse.
    Il en faut !

    Et à moi il en faut peu, c’est peut-être parce que je ne sais pas écrire comme vous, oui, c’est ça, vous, vous méritez plus…

    Tant mieux pour vous !

    Vous reprendrez bien une petite coupe de Champagne ? mdr

    Plus sérieusement, un jour peut-être que vous comprendrez, vous et quelques autres, que vous commencez sérieusement à nous (nous, les “mauvais”, il en faut aussi, sinon être “bon”, par opposition, ne signifierait rien) embêter avec vos états d’âme “d’écrivains géniaux incompris” face à “l’horrible Madame Martine L. qui ne pense qu’à l’argent alors que les autres éditeurs, les petits aussi mais les grands surtout, ne pensent qu’à l’art…
    (yeux au ciel) et face à la multitude de scribouillards qui se contentent de…si peu, n’est-ce-pas ?

    Vos propos frôlent les limites de la diffamation, faites attention !

    Cordialement.

    Nadia Le Roux

  2. 2 Jean-Christophe Heckers Mercredi 19 mars 2008 à 1:55

    Nadia, je vais vous répondre… pour être très clair, pas à cause de votre raillerie pas très pertinente. Parce que j’ai déjà eu droit à la même, qui est hors sujet. Puisque tout le problème n’est pas tant que Manuscrit.com serait un éditeur réservé aux mauvais (loin de là), mais que dès que quelque chose part de travers, les conséquences peuvent être désastreuses. Parce qu’ils laissent dériver la barque.
    1) C’est vrai, la marée d’auteurs désespérés se tourne plus vers Publibook (qui est payant). Mais Manuscrit.com sait fort bien vous faire miroiter monts et merveilles, quand partout ailleurs on n’a pas voulu de vous. On m’a fait le coup. Ben oui. Même chez Edilivre on a été plus sobre (et leur contrat permet de limiter la casse). De leur côté c’est un peu normal, ils ont envie de piquer des auteurs à la concurrence, ils se présentent sur leur meilleur jour…
    2) Moi, je mériterais plus? Mais non, vous n’y êtes pas. L’aspect qualitatif n’a strictement rien à voir dans l’affaire. Je n’en sais rien, si je mériterais mieux ou pas. Bon, de toute façon votre argument ne tient pas.
    3) J’aime pas trop le champagne.
    4) Plus sérieusement, il y a beaucoup de bons auteurs chez Le Manuscrit (j’en connais, et forcément, sur 5000, on devait bien en trouver un certain nombre), et la question n’est pas que cet éditeur ne serait pas assez bon pour moi (ou pour d’autres), c’est que quand on se fiche de vous avec une belle constance, vous finissez par en avoir assez. Nadia, vous confondez volontairement les problématiques, en voulant faire passer mes critiques (et celles d’autres) pour des caprices. Ma foi, peu importe! D’autre part tous les éditeurs ont besoin de vendre, aucun ne va se contenter d’eau fraîche et de pain sec pour l’amour de la littérature. Mais quant à vous séquestrer les droits d’auteurs à un tel niveau, je n’ai encore vu que Manuscrit.com l’oser.
    4) Quand un bouquin est mauvais, il doit être refusé. Purement et simplement. Le mien n’aurait dû avoir aucune chance. Le Manuscrit ne refuse rien, c’est bien un des plus gros reproches que je pourrais leur adresser.
    5) Depuis que j’ai repris ma liberté, je me contente vraiment de peu. Pas de droits d’auteur, publication en fichiers pdf sur Alexandrie Online. Ma foi, je suis infiniment plus heureux de cette façon. Ça ne rapporte rien mais je m’en fous, ça n’a jamais compté pour moi. La grosse différence, c’est qu’avec Le Manuscrit j’avais l’assurance de ne pas être lu, et qu’avec Alexandrie Online, ça marche. Peut-être bien parce que c’est gratuit…

    Maintenant, si vous croyez que je frôle la diffamation, je peux mettre en ligne les courriers adressés à Manuscrit.com, demeurés sans réponse, face aux multiples problèmes rencontrés à la sortie de mon livre. Voire balancer mon contrat, que je fus d’abord trop heureux de signer. Il est édifiant, ce contrat. Manque de bol, avec la refonte du site, je ne retrouve pas le modèle qu’on pouvait consulter. (D’ailleurs, ce nouveau site, il ne ressemble plus à rien). Mais je l’ai encore. Si ça tente quelqu’un de le lire… Pour les courriers, ils n’ont jamais démenti ce que j’y écrivais, et le contrat a fini par être résilié sans qu’ils protestent en aucune manière. (D’ailleurs, ils résilient par fournées entières, périodiquement, et ne venez pas me dire qu’ils ne font que se débarrasser des inopportuns capricieux – tous ceux que je connais qui ont voulu quitter le navire l’ont fait à cause de problèmes insolubles liés au processus d’édition puis de commercialisation, l’éditeur n’étant alors d’aucun secours).

    Votre raccourci étant vraiment infondé, je peux résumer ce qui m’a amené à en avoir un peu gros sur la patate. Il y eut d’abord un BAT qui tarda à venir (avec 28 semaines, on dépassait allégrement le minimum de 10 semaines annoncé). Vinrent ensuite de redoutables problèmes de référencement. Le livre ayant été publié le 21 août 2006, j’ai aussitôt été invité à multiplier au plus vite toutes les démarches pour en permettre la diffusion. Dont acte. Mais il y avait un os. On s’était engagé à ce que toutes les formalités fussent immédiatement effectuées. Or par exemple, pour ne mentionner que celui-ci, le dépôt à la BNF réclame un certain délai, qu’on avait omis de me signaler. Le référencement sur Dilicom, a quant à lui été fait début novembre. Imaginez bien que les libraires, rapidement contactés après la «parution»ont fini par jeter l’éponge et n’ont plus rien voulu savoir ensuite. Sauf si je mettais des exemplaires «en dépôt», et encore: ils faisaient tellement la moue que je sentais bien qu’ils ne le désiraient pas. Seuls deux étaient prêts à commander auprès de l’éditeur, mais leurs contacts avec le service commercial sont restés sans réponses. Ils ont eux aussi renoncé.
    Entre la publication et la disponibilité effective (hormis via l’éditeur, qui pratiquait alors des frais de port prohibitifs - 10€, c’est une jolie somme, quand ça représente presque le prix de l’ouvrage) il s’est écoulé plus de deux mois, et j’ai eu beau faire, plus personne ne voulait entendre parler de moi. Entretemps, le catalogue s’était régulièrement augmenté, et je me perdais dans ses tréfonds. Plus de deux mois, c’est long, surtout quand on ne répond pas à vos questions. Je pouvais peut-être me contenter de continuer à faire ma pub en solitaire, mais il fallait bien considérer que j’en avais tant fait alors même qu’on ne pouvait pas acquérir le bouquin que persévérer ne servirait pas à grand chose. Aux yeux de certains je passais pour un guignol, l’éditeur était un guignol, ce n’était vraiment plus la peine de prêter attention à un Bazar des Anges dont l’existence semblait presque relever de la mythomanie.
    J’ai fini par comprendre que je ne m’en sortirais pas. Chat échaudé craint l’eau froide, je ne pouvais décemment pas me résoudre à livrer deux ouvrages supplémentaires en vertu du droit de préférence (tellement flou qu’il n’était même pas juridiquement valide), et sachant très bien que commercialement le livre était déjà mort (je ne toucherais donc jamais mes maigres droits d’auteurs), je n’avais pas envie de renouveler l’expérience. J’ai préféré demander la résiliation du contrat.

    Sachez que si certains courriers électroniques puis certaines lettres avaient reçu des réponses, si on ne m’avait pas promené de stagiaire en stagiaire, et si mon unique rencontre avec Mme Lemalet ne s’était pas soldée par un festival d’obséquiosité (j’en ai eu ma dose, en quelques minutes, de phrases ornées de «cher auteur») je serais peut-être resté. J’aurais tenté d’autres libraires, je me serais accroché, j’aurais relancé des bibliothèques, j’aurais lorgné vers les salons… Mais l’éditeur se fichait bien du livre numéro 7188. Il ne répondait jamais, ou à côté, ou pour me demander de patienter (sans que je sache jamais jusqu’à quand). A la lassitude a succédé l’irritation. J’avais signé un mauvais contrat avec des clauses douteuses (la réserve des 150€, le droit de préférence), pour un bouquin qui n’était même pas présentable (et ne saurait jamais l’être, je n’avais eu droit qu’à 20 corrections, ce qui est catastrophique). La résiliation s’imposait.
    Mon mauvais ressenti face à Manuscrit.com, ce n’est pas une question d’états d’âmes d’écrivain génial mais incompris, comme vous voulez le croire. Je vais en rester à mon cas personnel. Mon livre, tel qu’il se présentait à l’époque, était mauvais. Il n’aurait pas dû être publié. Ailleurs, il n’aurait jamais pu l’être. Il ne méritait qu’une chose: sa réécriture. Non, si je leur en ai voulu,et je ne suis pas le seul, c’est qu’ils se sont cantonnés à un mutisme total lorsqu’il aurait fallu éclaircir certains points, et qu’ils ont tellement traîné des pieds à chaque étape que je ne pouvais plus du tout leur faire confiance.

    Le Manuscrit ? Je ne dirai jamais que c’est un éditeur réservé aux médiocres. Mais on se tourne vers lui parce que tous les autres vous claquent la porte au nez. Donc, on trouvera de l’excellent et du mauvais. La politique éditoriale, donner à chacun sa chance, est louable, quoique intrinsèquement fautive (voir ci-dessous le point 4). Et évidemment, il y a d’autres «mais».
    1- Le contrat n’est depuis longtemps plus de 18 mois renouvelables, ce qui est assez malheureux. Publier un mauvais livre en cédant ses droits pour toute la durée de la propriété intellectuelle, c’est vraiment une très très mauvaise idée.
    2- La réserve de 150€ avant versement des droits d’auteurs est beaucoup trop élevée (et légalement contestable). Sachant qu’après lancement, un livre a une espérance de vie commerciale assez limitée, même pour une maison prestigieuse (un auteur de Gallimard m’a dit : trois mois, guère plus), il convient que le livre publié soit assez énorme pour être assez cher pour compenser un faible niveau de ventes (parce qu’on ne va pas espérer des miracles). J’aurais dû réussir à faire acheter une centaines d’exemplaires de mon mince volume, commandés via des librairies ou auprès de l’éditeur (les volumes achetés par l’auteur ne comptent pas) pour atteindre le minimum. Utopique!
    3- Le droit de préférence, tellement flou qu’il n’est lui pas du tout valide, lie outrancièrement les auteurs à l’éditeur (si on ne fait pas l’effort d’aller feuilleter les textes juridiques, qui permettent de conclure qu’il peut ne pas être respecté). Si tout se passe bien, c’est sans conséquence. En revanche, dans le cas contraire on en est amené à la seule extrémité logique: demander la rupture du contrat. Même si, logiquement, on devrait pouvoir se sauver sans leur demander leur avis, mais ça impliquerait des complications inutiles.
    4- Le rythme de publication est de deux à trois livres par jour. Qu’on ne vienne pas me dire qu’il y a un comité de lecture capable d’absorber au préalable tout ça. Tout passe, le meilleur comme le pire. Et c’est le plus gros défaut de l’éditeur: tout accepter. Un livre excellent noyé dans la médiocrité subira la réputation générale de l’éditeur: pas franchement bonne. Trop de libraires à qui j’ai parlé, et qui ont jeté un œil dans le catalogue, en sont ressortis découragés, et encore moins motivés pour accueillir mon ouvrage dans leurs rayons (ils n’avaient pas tort puis qu’il était loin d’être «fini», mais c’est une autre question). Un véritable comité de lecture refuserait au minimum la moitié des textes soumis –je dis au minimum, car un peu de sérieux en ferait rejeter les trois quarts. Et je n’aurais peut-être pas passé ce filtrage nécessaire.
    5- La maison n’est pas en mesure d’assurer le suivi de tout ce petit monde d’auteurs (5000!), ce qui rend vite les relations… tendues. D’autant que l’équipe change tout le temps (je n’ai jamais eu le même interlocuteur au téléphone) et que personne ne sait vraiment ce qui se passe (je devais à chaque fois tout reprendre).

    Le Manuscrit n’est donc ni fiable, ni sérieux. Je préfère mille fois me tourner vers des maisons plus classiques qui me refuseront, avec ou sans motif. Les refus permettent de progresser, imposent l’autocritique. Et ça, vous ne l’aurez jamais avec Le Manuscrit. Ils prennent, ils ne sélectionnent pas. Comment ensuite savoir ce qu’on vaut? 10€90. Oui. Bon. Et alors? 10€90, pour avoir fait vous-même la maquette, les corrections en aveugle (vraiement en aveugle), et toute la promo du bouquin. En récompense de quoi vous ne toucherez que des clopinettes, dans des années (avec espoir), quand le plancher des 150€ aura été atteint. Y a bien de quoi être enthousiasmé. Vraiment.

    Enfin. Vous pouvez railler, au moins je n’ai plus le sentiment d’être un pigeon.

    Au fait, des droits, vous en avez déjà touché?

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