Et je tousse, crachouille, entre en déliquescence, vide des boîtes de cachets effervescents, tente de dormir, m’insupporte avec indélicatesse en me lançant à soi-même de petits noms d’oiseaux.
Pour autant, je garde certains objectifs en vue.
Et primo, le salon du livre de Paris, où je vais pouvoir entrer gratis en brandissant le bouquin que je publiai il y a deux ans chez Le Manuscrit. Et que j’arrachai de ladite maison près de six mois plus tard. Pour quelles raisons?
Tout était allé de travers. L’éditeur, qui avait des milliards d’autres auteurs à traiter, se foutait bien du sort d’un bouquin de plus, qui permettait juste d’augmenter d’une ligne un catalogue pléthorique. Le bon à tirer tarda. Les divers référencements nécessaires, surtout celui sur Dilicom (que tout bon libraire connaît forcément), s’effectuèrent plus d’un mois après publication, laquelle était fort à propos intervenue en pleine marée de la rentrée littéraire. Autrement dit, l’ouvrage sombra aussitôt. Naufrage duquel rien ne pouvait être sauvé.
Le Manuscrit sera au salon cette année. Inutile dire que j’ai la grande tentation de me pointer auprès de Martine Lemalet, patronne effective de la maison, pour lui poser quelques questions.
1) Pourquoi affirmer d’un côté (plaquette de présentation rapide) que le contrat est de 18 mois renouvelables, quand ledit contrat a en vérité la durée de la propriété littéraire (sic), donc jusqu’à 70 ans après le décès de l’auteur? C’est “limite” publicité mensongère.
2) Pourquoi conserver ne verser les droits qu’à partir de 150€ (en deça, la somme est reportée sur l’année suivante)? Noter qu’il faut déjà réussir à vendre une centaine d’exemplaires en un an pour y parvenir, et de la part d’un parfait inconnu publié par une maison dont les libraires se moquent ou se méfient, c’est un exploit. Il vaut mieux tabler sur le quart de ce chiffre… en ventes effectives…
3) Comment fonctionne réellement le “comité de lecture”, au vu de la masse de livres qui paraissent chaque mois? Lit-il réellement tous les livres
4) C’est quoi cette manie de vous donner du “Cher Auteuuuur” quand manifestement on se fout bien de l’auteur en question?
Mais je ne cacherai pas que je n’ai pas envie de me coltiner Martine, parce que je risquerais de m’énerver, et que je tenterai d’éviter le stand (hélas trop bien situé à mon goût). D’ailleurs j’aurai mieux à faire. Dont rencontrer les autres membres de Cocyclics. Voilà qui justifierait amplement un déplacement au salon, d’autant que je vais rencontrer ma “directrice” de corrections de la novella Bazar des Anges, que j’aimerais bien voir s’achever enfin (les vieilleries, faut pas trop les traîner…).
Et dimanche, je me pointerai à Chambourcy, pour y faire enfin la connaissance de Nathalie Salvi, qui elle aussi fut publiée chez Le Manu(…), ce qui nous aura rapprochés durant l’offensive visant à se débarasser de ce fichu contrat retors.
Bref, une fin de semaine chargée, mais qui risque d’être bien agréable.
Sauf si je croise Martine.
Là, je risquerais d’avoir des aigreurs soudaines.
Illustration : NZeman.




J’ai vraiment hésité à venir, finalement, mais c’est pas trop conseillé, vu mon budget ^^
Dommage, j’aurais aimé rencontrer les gens de Cocyclics.
(et puis va donc embêter Manuscrit.com ! Moi j’ai bien été descendre Publibook l’an dernier au salon de Genève, juste parce qu’un de leurs auteurs m’avait cassé les pieds)
Coucou JC! ^^
Mazette quelle expérience, quand j’y pense! ^^
Dire que j’ai cru ne jamais pouvoir m’en sortir à cause du droit de préférence, dire que je leur ai filé deux autres tapuscrits pour “m’en débarrasser”!
C’est de te croiser qui m’a donné la force de trouver comment leur échapper. Toi et un autre auteur avec lequel je me suis liée d’amitié aussi.
Il me reste de tout ce travail-là une interview pathétique sur laquelle j’ai planché avec sérieux pendant plus d’une semaine, qui ne m’a jamais été d’aucune aide et que NP refuse de retirer.
Ouaip… l’entartage, je te dis. ^^
Grosses bises et soigne-toi, que je te trouve en pleine forme dimanche.