Considérations profondes, en toute immodestie

2008 février 19
mots-clés : , ,
by Jean-Christophe Heckers

J’étais peinard à me dire que j’avais fait bien des progrès depuis mes premières nouvelles, dont l’inopiné surgissement au sein de ce blogue[1] aura pu surprendre l’un ou l’autre passager de ce sombre navire, lorsque j’ai dû me rendre à l’évidence. Il n’y a pas qu’à quinze ans (donc, en 1984) que j’aurai vraiment écrit de la merde. Il faut dire les choses telles qu’elles sont, et ce n’est pas en les emballant que ça changera grand-chose. La grossièreté du propos, dans sa crudité odorante, établit de façon plus frappante un fait indubitable, dont témoignent tout d’abord et Une nouvelle Aube et Son Cri dans la Tempête. Mais dont ne témoigneront heureusement pas des textes inachevés et désormais disparus (quelle chance!), écrits encore quand j’avais déjà trente ans.

 

 

Donc, au départ c’était si mauvais que je devrais encore en avoir honte.

Le pire, c’est que ça ne m’a pas gêné durant des années, puisque j’ai persévéré sans l’ombre d’une hésitation..

Et le pire, c’est que ça ne s’arrête pas là.

Car après la prose, je me suis lancé dans la poésie. En commettant durant des mois, non, des années, faute de goût sur faute de goût.

Durant l’époque maudite considérée, la fin des années quatre-vingt, le versant poétique représente un mince volume depuis quelques mois intitulé Cabinet d’Antiquités (poèmes 1985-87), dont le ridicule le dispute à l’inepte. Un Opus Zéro plus ou moins ultérieur (1986-92, donc on voit qu’il y a un tuilage chronologique, ah! tiens donc, la belle expression baveuse que voilà!) pourrait être tenu pour lisible, mais je le garde encore jalousement au secret, sauf exceptions notables et inconsidérées, peu sûr que ça vaille le coup de balancer tout ça dans la figure de mes contemporains. Je veux bien faire ricaner, mais il y a des limites.

 

 

Oui, bon, et alors?

 

 

Attendez, je poursuis, hein, si ça ne vous dérange pas. On en reviendra au premier paragraphe dans pas trop longtemps j’espère.

 

 

Pour la prose, j’aurai du mal à faire des progrès pendant «quelques» années. Voyez, si on écrit seul dans on coin sans lecteurs, je veux dire, sans l’ombre du poil d’un lecteur capable de vous dire «Toto, ton truc c’est pas trop top» et de détailler en quoi vous auriez mieux fait d’apprendre l’art du contrepet en alexandrins, on ne progresse pas. Ou alors on croit que si, alors qu’en fait, vraiment, non, arrête je vais rire, arrête je te dis, tu vois, maintenant je pouffe. Donc, si j’appris à utiliser ma magnifique machine à écrire dite «électronique» (une variante à peine plus élaborée de la version électrique), en matière de forme et de fond, je stagnai avec une constance admirable. D’autant que j’avais mis le doigt sur la muse, qu’elle aimait bien ça, et que ça devait m’occuper pas mal de temps, au détriment de ces délicieuses petites choses que l’on nomme, paraît-il, nouvelles. Oh! Bien sûr il y eut Dies Irae, court texte science-fictionneux refusé par je ne sais plus quelle revue de l’époque au motif qu’on n’y publiait pas de poèmes en prose. Ah? Poème en prose disiez-vous? Derechef je pouffe (à l’époque, je m’étais étranglé, ce qui était compréhensible, ma fierté étant atteinte). C’était en 1988, j’avais presque vingt ans (l’âge où on peut encore se prendre pour un génie incompris), et c’était le premier truc achevé depuis… plus longtemps que ça. Parce que le reste (intégralement perdu ou presque), ça restait en panne au milieu de nulle part. Il va encore falloir cinq ans (long, non?) avant que je réussisse de nouveau à boucler de la nouvelle. Puis sept ans encore d’errances au milieu de déserts arides. Puis un peu moins, mais je ne vais pas vous assommer avec une chronologie à la noix, cette page est déjà assez barbante comme ça. Et enfin, avec 2005, enfin la joie totale: voilà qu’enfin fleurirent de la novella, du roman, de la nouvelle, en doses que je peux enfin qualifier de raisonnables, produisant qui plus est des textes pas trop déplorables.

Durant les interminables années où je n’ai pas fichu grand chose de potable, j’ai écrit. Oui. Quand même, et pas mal, bien qu’’il n’en reste rien. Je dois dire que j’ai perdu pas mal de brouillons, plus ou moins stupidement, et surtout je les ai parfaitement oubliés. Preuve que ce devait être passionnant. Ce qui a changé avec 2005 (surtout), c’est que je me suis mis à «publier» sur un blog, et que dès lors, je me suis acharné à terminer chaque texte entamé. Sans ce medium funeste [2], jamais je n’aurais terminé un Bazar des Anges, jamais la plupart des nouvelles de Presque Rien n’auraient été écrites, et je ne me serais jamais fatigué avec du L’Étoile des Chiens ou du Vous Autres. Jamais. Je le dis tout net. Pour écrire, il faut aussi un horizon, qu’on appelle le lecteur. J’en trouvai là, c’était une chance que je ne pouvais pas laisser passer. Si j’étais demeuré dans mon coin, j’en serais venu à collectionner du vide. Mais comme l’opportunité s’était présentée de profiter des radieux progrès de la technologie, je sautai d’abord sur l’espace blogosphérique du Nouvel Observateur, dont la sobriété fruste ne permettait pas grand chose, puis une lectrice m’indiqua la direction d’OverBlog (désormais abandonné pour raisons techniques). Et voilà comment je me mis à pondre, avec une allégresse contenue, des textes que je laissai aller au hasard des réseaux numériques. Ce qui inclut les deux romans, dont j’ai supporté l’écriture parce que j’avais pris le parti stupide de les mettre en ligne au fur et à mesure de la rédaction, ce qui est l’option la plus conne qui soit, mais qui m’aura contraint à m’accrocher jusqu’à la dernière ligne.

contemplate_by_dogeatdog5.jpg

Illustration 1: jeune écrivain méditant sur l’échec de la rédaction de sa saga en trente volumes sur le fulgurant développement d’un empire galactique peuplé d’éponges pensantes.

 

Bien.

 

Revenons maintenant en arrière et effectuons quelques calculs.

 

J’avais quatorze puis quinze ans lorsque je commis les deux immondices qui ont fait l’objet des deux pages précédentes. J’avais vingt-cinq ans lorsque j’ai réussi à écrire quelque chose qui tienne enfin correctement la route. Nonobstant un Équinoxe qu’on trouvera sur Alexandrie Online, et que je manipulerai toujours avec des pincettes, il y aura eu alors Ultima Ratio Regum (quel titre! il faudra bien que j’en change) et Transfiguration. Pièces «exceptionnelles» surnageant dans un océan de pure médiocrité encombré par les carcasses des inachevés, je vous concède que ça ne pèse pas lourd. On notera que je m’y étais largement écarté de la science-fiction (si vous en trouvez dedans, consultez un spécialiste). A la limite, Transfiguration pourra être étiqueté «fantastique». A la limite. Je ne suis ni pour ni contre, je vois juste qu’il y a un petit quelque chose qui… Bref. J’atteignais l’âge canonique de trente-cinq balais quand les prémices de Bazar des Anges échouèrent sur le papier, et il faudrait encore deux ans avant que la chose trouve une façon de se conclure avant que j’aie quelque tentation de lâcher prise (depuis, il faut le dire, ça erre de corrections en corrections, et j’ai l’impression de traîner ce machin comme un boulet maléfique dont il va falloir que je me débarrasse enfin).

Devenu un ancêtre, autrement dit voyant arriver avec une célérité manifeste les quarante piges (c’est encore dans quelques mois, mais ça passe de plus en plus vite), je considère que je commence tout juste à savoir manier la plume. Et c’est là que mon propos bavard, logorrhéique à souhait, va trouver son ancrage.

 

Quarante ans, on me l’a répété depuis bien, bien longtemps [3], c’est le moment où on commence à savoir écrire. Au début je haussais les épaules, mais finalement si, c’est vrai. Oh! que si. Quand on est frais sorti des langes, on ne se rend pas compte que l’impatience dont on fait preuve sera bien inutile: l’écriture, ça se mûrit (truisme convenu peut-être, réalité malgré tout). Et ce n’est pas la peine de tenter de forcer les choses, de trépigner, ce n’est surtout pas la peine de vouloir croire qu’on n’a pas le temps d’attendre. Peut-être qu’on n’a pas le temps: si on se prend une enclume sur le coin de la tête en sortant de chez soi, périssant de la sorte sans avoir donné tout son potentiel, certes ce sera dommage, mais ça n’arrive pas à tout le monde. Si on veut en faire trop justement parce qu’on craint ce genre d’événement cocasse, on finira par se bâcler.

Je le dis tout net, et pour une fois j’en suis convaincu. Car moi aussi j’ai piaffé en lorgnant sur les couvertures dans les librairies, prêt à tous les sacrifices pour la consécration suprême: mon rêve absolu, c’était Denoël, collection Présence du Futur, ou rien. Et j’enfilais prestement des paragraphes tellement nuls s’appuyant sur tant d’idées débiles que, forcément, au bout de cinq pages, je voyais bien que ce n’était pas la peine de continuer. Mais je recommençais. Lorsque je me suis enfin rendu compte que mon inspiration en science-fiction sentait bon les années cinquante, je me suis tout de même dit que ce n’était pas la peine d’insister aussi lourdement.

Et juste à ce moment, un accident informatique majeur est venu mettre fin à des années de velléités creuses. Boum, quarante pages dans le néant (jamais je n’avais été aussi loin, mais ce n’étaient que stupidités crasses). Je suis passé à autre chose, tâtant de la littérature générale, mais pas beaucoup quand même. J’avais trop chopé de vices en fréquentant des Ballard, Asimov, Benford, Silverberg, LeGuin pour que je ne finisse pas par bâiller en évoquant durant les crépuscules vagues la possibilité –juste la possibilité– d’écrire un roman sérieux, comme quelqu’un de chez Ramsay m’y incitera plus tard (résumé des notes de lecture: j’avais un peu de plume, mais pas de sujet, et d’autre part mes nouvelles s’oubliaient à peine lues; de quoi m’encourager à faire un bras d’honneur aux fâcheux et à continuer mon chemin sans me préoccuper de ces avis, mais j’avais en partie tort).

 

Petite parenthèse.

Si je ne sais pas comment je suis tombé dans le fantastique, j’aurais bien quelques pistes. A/ J’ai fini par me convaincre que je n’arriverai jamais à écrire de la bonne science-fiction, pour diverses raisons chiantes, comme l’inaptitude plus que manifeste à une quelconque imagination technique anticipatrice qui pourrait m’aider. B/ La littérature générale se révèle vite être un espace assez étouffant, où on ne peut pas vraiment faire ce qu’on veut, quoi qu’on en dise: de quelque façon que je tourne la chose, je me heurte au mot réalisme, or j’ai envie de considérer les choses sous d’autres angles [4]. C/ Le fantastique permet d’ouvrir des portes derrière lesquelles se passent des choses fascinantes, qui permettent de traiter autrement des sujets abordés par la littérature dite générale.

En poussant un peu plus loin, je suis sûr que je me glisserai avec délicatesse dans la fantasy, sans toutefois me forcer à coller des nains hirsutes détenteurs d’un trésor maléfique sauf pour le preux héros taillé comme un gouverneur de Californie. Mais d’ailleurs, avec Antò, je crois que c’est fait. J’ai franchi un nouveau Rubicon, et je ne pourrai même pas cacher que j’y ai pris une bonne dose de plaisir.

 

Fin de parenthèse, revenons au sujet principal: de la maturation nécessaire à tout plumitif avant de pouvoir prétendre au doux vocable d’écrivain.

Oui bien sûr, on pourra prétendre que cette maturation n’est jamais achevée, mais si on commence comme ça on va encore gloser ad libitum ou ad nauseam sur le fait qu’on n’est jamais écrivain, mais qu’on tend jusqu’à la mort à le devenir. Et on n’a pas que ça à faire. Enfin, plutôt, vous n’avez pas que ces conneries à lire. Moi, ça ne me dérangerait pas de continuer de digression en digression, comme on pourra le constater ici.

 

Dans l’écriture, il faut donc avant tout prendre son temps. (Voilà qui résume parfaitement tout ce que j’ai dit jusque là: comme quoi j’aurais pu nous épargner tout ce blabla.)

 

En tout cas, avant, on n’avait pas trop d’autre choix. La maturation littéraire s’effectuait dans la solitude des longues traversées d’une page à l’autre, avec comme phares quelques revues ou éditeurs lointains, auxquels on pouvait expédier par la poste des tapuscrits auxquels il serait peut-être ou pas répondu.

Maintenant, il y a internet. Les webzines. Les forums. Toute une potentialité d’échanges, de discussions, de mises en perspective, de débats, de discu… euh… de publications virtuelles, et donc de confrontations avec des regards externes. Tout un arsenal d’outils qui permettent, par un flux de communication à l’efficacité redoutable, de vite se rendre compte qu’on écrit comme un pied avec des tics de langage déplorables, qu’on ne sait pas construire une histoire, qu’on y flanque des personnages qui sonnent plus creux que ça tu pourrais pas le croire. Et non seulement on a la possibilité presque immédiate de s’en rendre compte, mais aussi de corriger le tir, de s’améliorer. Bien plus vite que jadis. Trop vite.

Et c’est comme ça (oui, c’est là que je voulais en venir) qu’on voit des gamins, que dis-je, des mioches de même pas dix-huit ans (sic) écrire des trucs que je n’aurais même pas été capable d’envisager au même âge, parce qu’ils ont appris à se faire bouillonner les neurones sur certains forums, où ils trouvent les moyens de se forger des techniques d’écriture, de gestion des idées et inspirations, où ils trouvent tout ce qui m’aura infiniment manqué. (Du moins, concernant les littératures de l’imaginaire, est-ce particulièrement frappant –je n’ai pas encore trouvé d’équivalents en littérature générale, mais je n’ai pas fait beaucoup d’efforts en ce sens).

Le pire, c’est qu’il y en a qui ont du talent. Beaucoup. Beaucoup trop.

J’ai des noms? Peut-être, au moins un, qui en plus a l’air de douter de ses textes.

Le pire, c’est aussi et surtout qu’ils ont déjà appris l’essentiel, et qu’ils ont tout le temps de voir venir.

Le pire, c’est que dans moins de dix ans, avec toute l’avance prise, et comme ils ne peuvent que devenir encore meilleurs, ils pourront écraser comme des merdes les vieux de mon genre.

 

 

plo-17.jpg
Illustration 2: Membre du comité de lecture d’une maison d’édition. On constatera qu’il ne s’agit pas d’un de ces barbons littéraires qui nous empêchent de publier nos merveilles, comme on aurait pu s’y attendre.

 

 

Oui, mais…

Les techniques, c’est bien beau. Encore faut-il soi-même mûrir pour que tout se mette en place. Et ça, les enfants, vous pourrez faire tout ce que vous voudrez, vous refiler les tuyaux sur la meilleure façon de pondre un plan, sur les règles des synopsis, sur l’usage ou non du subjonctif imparfait (dont: pourquoi et quand il vaut mieux l’éviter), ça ne suffira pas. Il faudra vivre aussi, accumuler tout un vécu dont la pesanteur imprégnera peu à peu ce que vous serez capables ou non d’écrire, dont le cours influera sur vos thématiques de prédilection, qui vous façonnera une individualité, ou l’esquisse de celle-ci, en tant qu’écrivain.

Il vous faudra dix, vingt ans, peut-être. Comme ces anciens qui atteignant péniblement les quarante ans en s’accrochant à leur cane, soupirent d’aise en grattant le parchemin de leur plume d’oie made in Taiwan. Vous aurez peut-être publié plus tôt, bien plus tôt. Ça fera finalement peut-être la seule différence. Parce qu’à vingt ans, vous aussi vous soupirerez en relisant les nouvelles de l’année précédente. À vingt-cinq vous vous gausserez de vos petites daubes écrites à vingt ans. À quarante, vous secouerez la tête en relisant les feuillets jaunis par quinze ans d’enfermement dans un tiroir. Et à cet âge, vous commencerez à croire que vous tenez le bon bout.

Vous aurez peut-être raison, peut-être tort. Ce n’est pas parce qu’on atteint certain chiffre sur le compteur qu’on est forcément arrivé quelque part. Mais on a déjà plus de chances d’être parvenu où on le souhaitait qu’une ou deux décennies auparavant, sauf cas rares et forcément détestables.

Vous aurez au moins appris qu’il faut laisser faire le temps. Que si on n’y arrive pas tout de suite, que si au bout de dix pages ça ne marche pas, il vient un moment où ça marche, et même encore mieux: un jour ça marche sur deux-cent pages, imaginez donc un peu!

Vous vous sentirez malgré tout peut-être fatigué. Et puis un peu découragé, avec ce tout nouvel internet télépathique dont les jeunes sauront si bien se servir, et tous ces trucs déments qui n’existaient pas à votre époque et qui auraient bien été utiles pour s’offrir une vraie carrière d’écrivain (raté ou pas). Ah! Ils en auront bien de la chance, les jeunes. Oui. Mais ce qu’ils ne sauront pas encore, eux, c’est que…

(Etc., etc., etc.)

 

J’accumule les truismes, les platitudes, les banalités, les lieux communs. Superbe enfilade de tout ça, n’est-il pas? Ma foi, et alors? Est-ce qu’on peut vraiment les éviter? On finit forcément par avoir le nez dedans, surpris que les choses se passent d’une façon aussi prévisible. Les platitudes et les lieux communs ont la vie dure. Et puis, je dois le reconnaître, j’ai une certaine tendance à bien les aimer.

Quand bien même aurais-je tort, ce qui est toujours possible: ce long monologue n’engage que moi, vous en ferez ce que bon vous semble.

Mais au moins, en rédigeant ce billet de dix kilomètres, je me serai bien marré, et c’est l’essentiel.

 

 

elusive_kitty_by_andrewapuya.jpg

Illustration 3: Le meilleur ami de l’écrivain restera toujours celui-ci!

 

 

 

[1] Il n’y guère de mot plus laid. Hélas, il faut faire avec.

[2] On m’a reproché de m’être mis à faire comme tout le monde, et de perdre mon temps en puérilités. Surtout, on me souligna le risque de me faire piquer mes merveilleux écrits. Je passai outre: finalement, je crois que je n’ai pas eu tort.

[3] L’un de ceux qui me convainquit de ça fut le grand poète alsacien Jean-Paul Klée, que je rencontrai dans des circonstances que je préfère éviter de narrer, bien que l’anecdote puisse être à la fois savoureuse et étonnante…

[4] Le sujet mériterait de s’y attarder, mais déjà que je me suis embarqué dans une intervention qui n’en finit pas, je réserverai cet exercice pour une autre fois.

5 réponses leave one →
  1. 2008 février 23

    Je me suis presque perdue en chute libre dans la profondeur des considérations de ce billet… ouhla. Plutôt amusant, je l’avoue. Il est toujours intéressant de voir la capacité de l’être à se flageller sur la place publique (souvent inutilement!!!). Bref. De tout cela j’en retire 2 idées majeures: Il est difficile d’en vouloir à de jeunes narcisses à moitié nus d’être des tyrans, il me reste 22 ans avant de pouvoir penser publier. Sinon, une question: de quoi vivez-vous?

  2. 2008 février 23

    A la question, je répondrai simplement : je suis un petit fonctionnaire, avec le salaire qui correspond (mais qui suffit amplement, sauf qu’il est en bonne partie mangé par la location d’un taudis parisien). Je vivrais volontiers de ma plume, mais ça c’est un rêve complètement idiot. Ecrivain à temps plein, je crois que je ne pourrais pas.

  3. 2008 mars 11

    “ne pourrais pas”? Et pourquoi donc? C’est pourtant vous qui dites que c’est la seule chose que vous savez faire…

  4. 2008 mars 11

    Si c’est la seule chose que je sais faire (outre dormir et cuire les pâtes), je me sentirais vite déconnecté du monde réel. Je ne me sentirais plus crédible. Je tournerais en rond.
    De toute manière, en France, écrivain à temps plein (pour ainsi dire “professionnel”) c’est réservée à une pincée d’individus spécialisés dans le best-seller. Le reste de la population scribouillante est contrainte de subvenir à son existence en se compromettant dans un labeur souvent ingrat. Mais finalement ce n’est pas plus mal, ça évite de prendre la grosse tête…

  5. 2008 mars 12

    Si c’est un mal pour un bien, tant mieux alors… j’avoue que la littérature commerciale n’est pas très attirante pour la plupart les écrivains.

Laisser un commentaire

Note: You can use basic XHTML in your comments. Your email address will never be published.

Souscrivez aux commentaires par l'intermédiaire du flux de RSS