(sans titre)

Nuits modelées en aurores :
l’horizon se rétracte
avant le retour du soleil,
inespérance advenue
dans une transmutation calme,
se rétracte et forme
contour de visage
dans les lueurs lentes
qui tressaillent
sous la main attentive
aux rêves celés
dans la ronde des zodiaques
Le regard replie les ténèbres.
Range chaque constellation à sa place
dans la bibliothèque des mystères.
Invoque le matin.
Tend un voile d’azur sur le ciel
reflété dans sa clarté.
Limpide et impénétrable :
la nuit s’y fond
devient vapeur par-dessus
un lac qui se fait miroir
des rires lointains.
Guettant la venue de l’inaccompli.
Des oiseaux s’ébouriffent sur la rive.
Le matin reste en suspend
jusqu’au premier chant
jusqu’à la première brise
balayant les derniers lambeaux
de l’abîme.
Impénétrable moins que limpide.
Un bruissement d’ailes
marque l’envol du jour.
Déjà rôde le parfum de midi
parmi les herbes
étincelant d’étoiles chues.
Sur chaque chose posé
découvre une réponse
aux question que l’étoile
avait chuchotées.
Derrière chaque feuille
trouve une promesse.
Portant le jour
après avoir transpercé la nuit.
Hissant gravement
le rêve jusqu’au zénith.
Faisant le monde
tel qu’il veut le voir.
Désormais le néant peut attendre :
l’exultation de la lumière
fait battre l’ombre en retraite.
Regard -
ardeur du jour -
plénitude en expectative.
(14-15 novembre 2005)


avec une si belle plume…pourkoi vous ne lancez pas une revue..j’aime ce que vous ecrivez
biz
Une revue? Euh, c’est-à-dire… pas trop le temps quoi… et puis c’est déjà pas ça qui manque, les revues. Surtout en webzines. De qualité, souvent. Alors je préfère m’abstenir.