Est-ce l’effet de l’hiver qui s’approche à petits pas? J’ai de ces jours gris qui freinent toute velléité d’écriture, sont à peine incitations à mordiller la plume sans qu’un seul mot ne s’en échappe (un seul mot valable, s’entend).
Les heures de lucidité littéraire s’amenuisent à mesure que les jours se rétrécissent. Je préfère lire ce que font les autres, finalement, pris d’une extraordinaire apathie qui certes me désole, mais contre laquelle lutter s’avère finalement plus vain que vain. Et puis, va, je devrais me taire un peu ici, cesser de geindre et m’escrimer sur ce texte qui me tarabuste quand même depuis un bon mois. D’abord on s’en fout de ce que je pense, on s’en fout de mes états d’âme. Mais si. Mes considérations égotistes n’intéressent personne, à commencer par moi. Elles remplissent. C’est du bavardage aussi consistant que de la barbe à papa (rance). Les lignes qui sont dignes d’intérêt, par ici, se font plus rares que la neige au Sahara. Alors bon.
Je m’ennuie moi-même. Je me désespère de sombrer dans l’insignifiance la plus blogueuse, le journalintimisme qui vole bas. Ce n’est même pas un carnet qui aurait l’intérêt de présenter le labeur au jour le jour. Pour la bonne raison que le labeur se réduit comme peau de chagrin, et le nombre de signes journalier est passé sous la virgule (autrement dit: c’est néant, que dalle).
Que me manque-t-il donc pour aller de l’avant? Un rayon de soleil, une nuit étoilée, un tapis de neige, un quatuor de Haydn? Un peu de sommeil (beaucoup)? Non? Un bon coup de pied au cul?
Oui, ce doit être ça.
J’aurai du mal à m’en flanquer un moi-même, mais je ne reviendrai dans les parages que lorsque j’aurai réussi.
Je veux croire que ce ne sera pas trop long. Et disons, si j’arrivais à nous pondre ne serait-ce qu’un petit paragraphe, ou une petite page, là, ce soir? Histoire de dire, demain, triomphal :
Et deux lignes de plus, deux!!!




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