Archive pour 8 décembre 2007

08
déc

Brouillonnant brouillon

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Feuillets du Crépuscule change de titre. Antò désormais s’affiche en première page. Titre qui est plus une manière d’énigme qu’autre chose. Reste que la nouvelle sera comme une suite de feuillets, une sorte de journal.

Temps de pluie, temps d’encre. Repli en bibliothèque municipale, impression des premières pages d’un côté, grand cahier noir à spirale de l’autre.

Les inévitables corrections pour commencer. Manie insupportable. Je me laisse aller aux relectures avant de poursuivre. C’est une petite perte de temps, qu’il faudrait éliminer. Malgré tout le texte se rallonge. Ecriture en mode manuel, lente et laborieuse, raturante et exaspérante parfois. Vient juste ensuite une première recopie propre, informatique, lisse, propice aux remises en question et aux corrections qui là seulement deviennent immédiatement évidentes.

Je crois bien que j’aime ça, quand même, cette façon de procéder presque bâtarde, qui impose un rythme si différent de celui du clavier.

La question se pose (encore une fois, pour la millième fois peut-être), pour finir, de savoir si le ton (pour ne parler que de ça) ne suit pas justement la façon de rédiger. L’Etoile des Chiens et Vous Autres ont été “composés” directement au clavier. Ce qui était préférable pour du roman (je n’en serais pas arrivé à bout sinon). Les nouvelles de Presque Rien ont, elles, pour une bonne partie été écrites sur du vrai papier, surtout les plus anciens textes. D’un côté la “légèreté” pour le romanesque (est-ce qu’on pourrait tenir ça pour sérieux?). De l’autre une certaine gravité. C’est peut-être parce que dans l’écriture à la main, les mots prennent soudain plus de poids.

Et non seulement ils prennent plus de poids, d’autant que dans une nouvelle il faut y être particulièrement attentif, mais ils exigent un ralentissement qui n’est pas seulement dû à la préoccupation de rester lisible (même pour soi). Il faut les choisir avec plus de circonspection. D’où un rythme d’écriture plus proche de l’adagio que de l’andante. Alors, voyons, si je peux espérer me sortir de ce texte avant la fin de l’année, ce serait un miracle. Mais nous ne sommes pas pressés, n’est-ce pas?

 

Quant au conte de Noël, dans tout ça, je me demande comment je vais faire pour respecter une toute fraîche tradition… (Mais hélas j’ai déjà une idée, à laquelle il faudra bien succomber… car vous savez combien les idées peuvent être séductrices et insistantes, parfois. J’abandonnerai donc sans doute Antò durant quelques jours, le temps de contedenoëliser.)

Et, tiens, pour conclure, la musique du jour sur le balladeur:  de Lepo Sumera, le Concerto pour violoncelle et orchestre. En parfaite adéquation et avec le ciel et avec mes scribouillages. D’ailleurs, hein, j’y retourne… Bonne fin de semaine à tous!




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